Penses- tu, un jour, traverser les deux mondes, être emprisonnée au milieu d'eux. Entre le mouvement et l'immobilité, penses-tu trouver un jour, la liberté?
Observe bien ton pays, écoute le quand il te parle. Ton pays n'est pas une carte postale, il n'est pas une couleur de peau, ni une simple langue qui se mâche sous un drapeau.
Ton pays, c'est plus que ça. Deux mondes se touchent et deux temps s'y pressent.

Dans les silences, quand tout s'efface et que tu es seule au centre de lui, observe bien ton pays, écoute le quand il te parle, et tu sentiras les parfums de leurs vies.

Tout est si clos, les murs de vert pourraient même te faire croire qu'ici, il n'y a jamais rien à faire. Pourtant deux mondes se touchent et deux temps se pressent
.
Et le peu'e prend forme entre tes mains,
pour accueillir
ton avenir, celui de tes enfants, celui de leur terre.

Entre les deux mondes, il y a ces zones d'obscurité, que nous devons traverser pendant les grandes détresses. Mais il suffit parfois tout simplement de croire en ces vies qui nous quittent, afin d'éprouver leur plus belle tendresse.

Le vert de notre pays se décline en colères, en amitiés et en amours éphémères, emprisonnées entre les deux mondes.

Observe ton île, écoute-la lorsqu'elle te parle. Et ses voix, qui s'accrochent à la pointe de ton coeur, te guideront au centre des deux mondes.

 


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